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  • Chris

Pensées, peurs et croyances...

Mis à jour : 17 mars 2019



Il existe de multiples pensées et peurs formatrices de croyances qui peuvent :

  • soit nous motiver et embellir notre vie,

  • soit nous retenir et nous empêcher d'avancer vers ce quoi nous aspirons.

Ces croyances se manifestent souvent lors d'une crise, d'une perte, d'un deuil ou une maladie... ce fameux moment où notre équilibre est rompu, cet instant où notre vision du monde s'effondre... cette période où vous cherchons à faire un changement qui pourrait nous rétablir.


Qu’est-ce qu’une croyance ?


La croyance se forge de ce que nous avons appris, de notre passé, de notre éducation, de nos expériences, de notre culture et de l’environnement familial. La croyance a tendance à osciller dans une dualité, dans la notion de bien et mal, de correct ou incorrect, de blanc ou noir.


Ce qui nous amène à croire est parfois une protection qui a été mise en place pour nous éviter de souffrir et qui se forme principalement dans l'enfance. Par exemple, un enfant voit son père travailler dur pour maintenir un niveau de vie correct. Il peut donc associer ces deux éléments : il faut travailler dur pour réussir.


Il peut aussi y avoir une influence par procuration... par exemple, une maman qui a du travailler très dur ses devoirs pour avoir des notes dans la moyenne lorsqu'elle était élève et qui met la pression sur les devoirs de son enfant qui pourtant ramène d'excellentes notes bien au dessus de la moyenne. Ici aussi, une croyance qui se forge dans l'esprit de l'enfant, avec un double message: il semblerait qu'il faille un travail très dur pour avoir de bonnes notes... et d'un autre côté, j'ai une certaine facilité d’apprendre qui me demande peut-être moins d'effort.


A noter que certains troubles qualifiés de mentaux par la médecine, peuvent aussi tirer leurs origines de pensées et de croyances forgées sur des interactions passées.


Depuis notre jeune âge, notre système de croyances se met en place.

Il y a aussi les phrases qu'on nous dit et qu'on finit par se dire à soi-même, qui à force de répétitions déteignent sur nous avec le résultat... d'y croire sans autre argumentation : « Tu es maladroit », « Toi t'es quand même une tête en l'air », « J'ai raté un examen, donc je ne suis pas fait pour les études. »


Si un enfant grandit avec ce genre de phrases, il se peut qu’il décide d’y croire. Et dans ce cas, il va penser qu’il n’y arrivera pas quoiqu'il fasse. Il se peut même qu’il décide de ne rien faire tellement il croira que c’est vrai. C'est comme ça! Ça ne peut pas changer! Je n'y peux rien! C'est dans les gènes!


Un petit florilège:

  • On ne peut pas tout avoir dans la vie.

  • Pour être aimé, je dois faire plaisir et toujours dire oui.

  • Il faut travailler dur pour y arriver.

  • Je suis trop vieux pour apprendre.

  • Je ne suis pas digne d’y arriver.

  • Le succès ça finit par monter à la tête.

  • Se tromper c’est un échec.

  • Il faut se couvrir l’hiver sinon ça donne la grippe.

  • L’argent ne pousse pas.

  • C’est trop beau pour être vrai !


Derrière la croyance il peut aussi y avoir la peur, un traumatisme ou encore le fait que la vie n'est pas comme nous le voulions. On cherche alors des réponses aux doutes, aux causes, à la vie, à des questions qui n'ont pas de réponses rationnelles et comme le dit le dicton populaire : « Le doute rend fou, la certitude rend con! »


Alors on se met à croire à ceci ou à cela afin de donner un sens à ce que nous vivons, à ce que nous expérimentons. Et on se retrouve avec une croyance qui s'auto-alimente, car étant donné qu'on a enfin trouvé un sens à ce que l'on vit, on va chercher à le valider, à se rassurer.


« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. » - Bouddha

La question n'est donc pas tant de savoir si une croyance est vraie ou pas (souvenez-vous que la certitude peut rendre con) mais plutôt de savoir si elle m'est utile ou pas.


Pour améliorer sa vie il est donc nécessaire de travailler sur ses croyances et examiner en quoi elles nous aident ou nous limitent. La bonne nouvelle est qu'une fois connues, il est possible d'en transformer certaines afin de modifier sa vision du monde pour en bâtir un qui soit plus en accord avec ce à quoi j'aspire.


Cette ouverture d'esprit permet d'évoluer, de changer et de forger sa résilience. Gardez cela en tête pour les jours plus difficiles et parfois sombres qui peuvent se manifester dans la vie de chacun et chacune.


« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu'ils portent sur les choses. » - Épictète
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© 2019 - Christophe Panchaud

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