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  • Chris

Stagnation ou perfection ?

A Rome, il existe une tombe datant de 94 av. JC, qui attire toujours l’attention des touristes.


Sur une pierre tombale, on peut lire : “Ci-gît Quintus Sulpicius Maximus, un jeune romain qui vécut à peine 11 ans, cinq mois et 12 jours. Il est décédé quelques jours après avoir participé à une compétition de poésie pour adultes”.


Le petit Quintus avait un talent spécial. On dirait aujourd’hui que c'est un enfant aux fortes capacités ou à haut potentiel.


Ses parents l’emmenaient alors à toutes les compétitions de poésie, de littérature et d’art de Rome, pour concourir contre des adultes.


Il semble que l’enfant soit mort d’un effondrement à cause d’un excès de travail et parce qu’il n’arrivait pas à satisfaire les attentes de ses parents et du public.





Cette histoire sert à de nombreux pédagogues pour nommer le « syndrome des parents exigeants » ou l’obsession d’avoir des enfants parfaits.


En tant que mères et pères, nous désirons le meilleur pour nos enfants et beaucoup de parents espèrent que leur enfant soit compétent dans de nombreuses disciplines pour qu’ils accèdent ainsi au succès professionnel.


L’erreur se trouve dans le fait d’orienter les petits uniquement vers le « futur », en oubliant que l’important pour les enfants est ici et maintenant : le bonheur de l’instant présent.


Il est nécessaire d’éduquer le cœur des enfants, il faut les guider, leur suggérer des choses mais ne pas tracer pour eux des lignes directrices, basées sur nos propres désirs, ou pire, sur nos propres craintes, qui même sans parole se propagent de manière non-verbal. Des craintes peut-être nourries de notre propre expérience scolaire ou du monde du travail. Des craintes du passé qui peuvent polluer un avenir d'opportunités.


Permettez à votre enfant de triompher, mais également d’échouer.


Une erreur ou un échec ne sont pas la fin du monde, mais une manière d’apprendre et de pouvoir se dépasser. Permettez dans la mesure du possible à votre enfant de vivre ce qu’il désire et surtout laissez-le se tromper par lui-même.


Cela forge la tolérance, la compréhension, l’estime de soi et la confiance. Un enfant qui a confiance en vous au point d’exprimer ses doutes et ses erreurs est un enfant qui se permet de se connecter à vous, et c’est un privilège.


Nous vivons une époque de crise sociale et nous avons besoin d’enfants bien préparés pour demain, pour qu’ils aient des opportunités dans leur vie et pour qu’ils créent un monde meilleur.


Cela n’implique pas de laisser de côté les valeurs du bonheur, et de l’intelligence émotionnelle. C’est seulement ainsi que l’on pourra construire des adultes capables de donner le meilleur d’eux-mêmes.


C’est un projet de vie dont nous sommes tous responsables : il faut éduquer dans le bonheur et non pas dans la perfection !






Source : amelioretasante.com


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© 2019 - Christophe Panchaud

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